Historique

La Fondation Sombaille Jeunesse – Jeanne-Antide est issue de la fusion en 2018 de la Fondation Sombaille Jeunesse –Maison des Jeunes et de la Fondation Jeanne-Antide.

La Fondation Sombaille Jeunesse – Maison des Jeunes a vu le jour en 1893, lorsque la Ville de La Chaux‑de-Fonds décide de répondre aux besoins des orphelins et des déshérités de la région en ouvrant un « Orphelinat des jeunes garçons ».

L’institution a ensuite suivi l’évolution de l’ensemble du système éducatif suisse. En 1901, la mixité est introduite et la fondation est renommée « Orphelinat communal ». En 1946, les fermiers-directeurs sont relayés par des éducateurs spécifiquement formés pour encadrer des enfants au quotidien. Il s’agit alors non plus simplement de recueillir des enfants, mais aussi de les accueillir dans un environnement favorisant leur épanouissement et de travailler à leur offrir un avenir professionnel. En 1961, le domaine est loué à un fermier privé. L’établissement se centre dès lors entièrement sur sa mission éducative et les enfants, bien que toujours très curieux de la vie de la ferme et de ses bêtes, ne sont plus employés aux travaux agricoles.

Au niveau institutionnel, l’établissement a aussi connu de nombreux développements. En 1948, la fondation est dissoute et devient un établissement communal sous la dénomination « Home d’enfants de la Chaux-de-Fonds », ce qui resserre ses liens avec la Ville. Elle est ensuite reconnue par le Canton en 1967, puis par la Confédération en 1990. En 1993, à l’occasion de son centième anniversaire, l’institution prend le nom de « Sombaille Jeunesse ». Enfin, en 2008, elle retrouve le statut de fondation en fusionnant avec la Maison des Jeunes pour devenir la « Fondation Sombaille Jeunesse – Maison des Jeunes ». En 2016 la Fondation fusionne avec la Fondation Le Palabrier, suite à la cessation d’activités de celle-ci. Et en 2018, la Fondation Sombaille Jeunesse – Maison des Jeunes fusionne avec la Fondation Jeanne-Antide devenant l’entité actuelle dénommée Fondation Sombaille Jeunesse – Jeanne-Antide. Dès lors, nous accueillons des mineurs de 0 à 18 ans voire plus.

Les changements qui ont eu lieu ces dernières années reflètent la volonté de la Fondation de continuellement s’adapter au contexte actuel. La Maison d’Apprentis s’établit dans ses propres quartiers en 1993, pour rapprocher ses pensionnaires du centre-ville et favoriser leur autonomie. Créé en 1992, l’Accueil d’Urgences s’installe dans le bâtiment de la Maison des Jeunes en 2009 dans le but de renforcer son identité spécifique et de le différencier des groupes éducatifs de la Maison d’Enfants avec lesquels il cohabitait jusqu’alors.

Au printemps 2018, suite à la fusion intervenue en 2017 avec la Fondation Le Palabrier, l’Accueil d’Urgences intègre de nouveaux locaux sis rue des Jonquilles 1, lesquels permettent d’offrir aux pensionnaires accueillis un lieu de vie temporaire avec jardin dans un quartier résidentiel de la ville et proches des transports publics. En automne 2012, la Préformation, qui occupait des locaux loués au centre-ville depuis sa création, déménage et rejoint le voisinage de la maison mère à l’adresse Sombaille 8. Ce bâtiment, utilisé pour des activités agricoles jusqu’en 2007, a été entièrement remis à neuf au profit de l’accueil de jeunes confrontés à des problèmes d’intégration socioprofessionnelle.

La Fondation Jeanne-Antide[1]

30 septembre 1954
La section neuchâteloise de Caritas ouvre un Foyer d’accueil à La Chaux-de-Fonds destiné à recevoir les enfants du canton en difficultés sociales. L’immeuble, propriété de la Fédération catholique romaine neuchâteloise, est mis à sa disposition. Le Foyer est dirigé par les Sœurs de la Charité de Besançon, géré et administré par l’Association Jeanne-Antide.

Pendant 20 ans                                                                                                                                                                          
Caritas, la Fédération catholique et les dons permettent aux Sœurs et aux aides bénévoles ou peu rétribuées de faire vivre un nombre croissant d’enfants et de répondre aux demandes urgentes de placement.

1973
La Fondation Jeanne-Antide est reconnue au sens des articles 1 et 2 du règlement d’exécution de la loi sur l’aide financière aux établissements spécialisés pour enfants et adolescents du canton, du 1er novembre 1968. L’institution reçoit une subvention cantonale qui couvre l’excédent de ses charges après approbation des comptes. Peu à peu du personnel spécialisé vient renforcer l’équipe.

1992
Pendant 40 ans, les sœurs se sont dévouées aux enfants et à leurs familles pour leur apporter amour, chaleur, éducation et sécurité. Par manque de relève dans leurs rangs, elles doivent se retirer.
La Fondation décide de poursuivre l’œuvre pour laquelle elle s’est engagée en nommant une direction laïque.

2018
La pérennité de la fondation étant mise en péril par la réforme menée par le Canton de Neuchâtel en matière d’accompagnement pour les enfants et adolescents, la Fondation Jeanne-Antide fusionne avec la Fondation Sombaille Jeunesse – Maison des Jeunes. La nouvelle entité ainsi créée porte désormais le nom de Fondation Sombaille Jeunesse – Jeanne-Antide.

Actuellement, la Fondation occupe 5 bâtiments et peut accueillir plus de 150 jeunes dans le cadre de prestations allant de l’internat au Job-Coaching.

 

[1] Qui est « Jeanne-Antide » ?
Originaire de Sancey-le-Long, non loin de Besançon dans le Doubs, Jeanne-Antide Thouret (1765-1826) a créé la Congrégation des Sœurs de la Charité en 1799.

Ce qu’a fait Jeanne-Antide :
Dans son village de Sancey, à Besançon, à Naples, Jeanne-Antide répond aux appels de ceux qui souffrent, qui sont rejetés, des laissés pour compte de la société de son temps : les enfants non scolarisés, les malades et les vieillards isolés, les prisonniers et les soldats blessés, les marginaux, les incurables, le peuple délaissé des campagnes… Elle soigne, elle enseigne, elle réconforte, elle fait le catéchisme… au-delà des frontières. Elle a séjourné en Suisse durant l’exil de la Révolution (Cressier, Enges, Le Landeron, Zürich, Einsiedeln…). Les Sœurs de la Charité sont aujourd’hui, à la suite de Jeanne-Antide, en mission dans le monde entier.

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